L’Atelier O’Nolan

Amalvi Pimenta, maroquinière, atelier O'nolan  (Verzeille),  Cité de Carcassonne, sac Dolce Bellucci

Amalvi Pimenta, maroquinière de l’atelier O’nolan (Verzeille), à la Cité de Carcassonne, avec le sac Dolce Bellucci

Je dois l’envie – la folie, diraient certains – d’œuvrer dans mon propre atelier de maroquinerie et de design, sous la marque O’nolan à tous ces artisans du cuir et maroquiniers, aux férons, aux maîtres de forge, aux ébénistes, aux horlogers, aux laqueurs, aux souffleurs de verre, aux marqueteurs, à l’art satorial (merci Hugo de Parisian Gentleman), aux grands designers… bref à tous ces artisans d’art, anonymes ou non, qui se battent quotidiennement pour que perdure leur art.

J‘en ai rencontré certains. Sympathie et empathie se sont accordées et l’amitié a tissé ses liens, avec toujours la même préoccupation, sauvegarder le bel ouvrage et un savoir-faire traditionnel.

Depuis longtemps déjà, on constate ici et là le déclin des grandes marques de maroquinerie du fait même de l’ambigüité du Made in France. Le rachat par de puissants groupes multimarques de maisons prestigieuses ou emblématiques d’un savoir-faire traditionnel, voire familial, entraîne non seulement la disparition de leur singularité tant mémorielle que technique, en quelque sorte leur ADN, mais aussi provoque une massification de la production, véritable antithèse de l’élégance. Ce déclin est également dû à la disparition des tanneries ou encore à la raréfaction, voire à l’épuisement inéluctable et chronique des petites mains, des artisans, du compagnonnage et de son esprit, bref… de tous ceux qui par leur travail minutieux, ont justement été l’âme authentique et les codes fondateurs de ces grandes maisons et du sur-mesure. L’élégance s’est transformée en une industrie du luxe, un prêt-à-briller mondial.

Pourtant, il suffit de quelques clics pour trouver sur le Net de ces hommes et femmes passionnés, quelques perles rares, non seulement dans le monde du cuir mais aussi dans bien d’autres domaines. Ils m’ont entraîné – entre autres – de France en Italie ou d’Espagne en Angleterre à la découverte de leurs œuvres. En les regardant faire, je me suis imprégnée de leurs gestes. En les écoutant, j’ai partagé leurs passions et engrangé ce savoir précieux dont ils sont souvent les respectueux et humbles dépositaires, parfois depuis plusieurs générations.

A travers mon atelier et ses créations, j’essaie aujourd’hui avec humilité de redonner ce qu’ils m’ont si généreusement offert et de continuer à le transmettre.

 

Logo de l'Atelier O'nolan - Verzeille quality

5 thoughts on “L’Atelier O’Nolan

      • Bonjour Christophe
        Pas de problème, nous avions corrigé… votre commentaire sympathique oblitérant toutes les fautes orthographiques de l’article de la Dépêche !

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